René Guy Cadou Les amis d’enfance

Publié le par Florence

 

 

 

Je me souviens du grand cheval

Qui promenait tête et crinière

Comme une, grappe de lumière

Dans la nuit du pays natal.

 

Qui me dira mon chien inquiet,

Ses coups de pattes dans la porte,

Lui qui prenait pour un gibier

Le tourbillon des feuilles mortes?

 

Maintenant que j’habite en ville

Un paysage sans jardins,

Je songe à ces anciens matins

Tout parfumés de marguerites.

 

                        René Guy Cadou

Publié dans A vous

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tilk 23/07/2013 01:36

très beau poème...
amitié
tilk

moi j'ai quitté la ville...

Moqueplet 22/07/2013 19:51

comme je le comprends, je n'aurai jamais pu habiter en ville....la verdure me manquerai...passe une agréable soirée