Pablo Neruda

Publié le par Florence

 


C'est le matin plein de tempête
au coeur de l'été.


Mouchoirs blancs de l'adieu, les nuages voltigent,
et le vent les secoue de ses mains voyageuses.


Innombrable, le cœur du vent
bat sur notre amoureux silence.


Orchestral et divin, bourdonnant dans les arbres,
comme une langue emplie de guerres et de chants.


Vent, rapide voleur qui enlève les feuilles,
et déviant la flèche battante des oiseaux,


les renverse dans une vague s'ans écume,
substance devenue sans poids, feux qui s'inclinent.


Volume de baisers englouti et brisé
que le vent de l'été vient combattre à la porte.

Publié dans L'amour - c'est...

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tilk 31/08/2013 22:56

un des plus grand poète de tous les temps...
besos
tilk

Moqueplet 31/08/2013 19:59

encore un peu de soleil avant l'automne....douce soirée

liedich 31/08/2013 10:14

Je te souhaite une bonne journée. Merci de ces mots. Douceur.