Je voudrais avoir un nez de clown
pour faire rire les enfants
et rager les grands
retrouver l’odeur spéciale
de ce qui m’enivre
les pages d’un livre
reposer un moment
les yeux sur une fleur
en découvrir les couleurs
donner une raison de vivre
à tous les mal-aimés
que la vie n’a point gâtés
revoir après longtemps
les copains de classe
que nul ne remplace
débarrasser la terre
de toute sa vermine
et de la famine
rouler en tandem
par un chemin de forêt
admirer sans
arrêt
ce soir pour m’endormir
lire un beau
poème
dans les yeux qui m’aiment
tomber par hasard
sur la lampe d’un génie
qui réalise mes envies
Par Florence
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Sans bruit
sans éclat
combattre le doute
poursuivre la route
chercher et attendre
l’oreille qui sait entendre
tout ce que la nuit
vit et ne dit pas
Par Florence
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Ton nom en moi, est une caresse
Elle me fait osciller sans cesse
Entre la chute dans le vertige
Et les jeux de la haute voltige
Ton nom en moi est une prière
Qui ouvre la nuit à la lumière
Eclats de rires en coulisses
Câlins soyeux et jeux complices
Ton nom en moi est un silence
Qui creuse une émotion intense
Comme sur la mer un parfum
Né de la fraîcheur des embruns
Par Florence
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Je n’ai pas résisté
Au flot de la colère
Je me suis désistée
De mon cœur de mère
Et j’ai voulu sévir
Sans connaître la
cause
Qui l’a fait agir
Et faire ces choses
Il ne croyait pas
Que c’était sérieux
Le son de ma voix
M’a paru odieux
Il a dit pardon
Qui l’a entendu ?
Je lui ai dit non
Et je l’ai perdu
Comme je le regrette
Il n’était pas méchant
Juste forte tête
Et si adolescent
Où est-il à présent
Il faut que je le cherche
Que nous fassions semblant
Qu’on se tende la perche
Qu’il oublie sa peine
Qu’il revienne ici
Que je le ramène
Du bout de la nuit
Par Florence
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Tu es mon enfant
De la vie d’avant
Ma voix cassée
T’est étrangère
Les bras qui t’ont bercée
Ne te sont plus nécessaires
Tu leur as survécu
Je diminue
Mon univers fait naufrage
Comme cette page
Par Florence
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On se trompe souvent, l’erreur est si humaine
On regrette parfois, car l’on est orgueilleux
Mais quand la passion s’agite et se démène
Les mots brisent leur digue en flots tumultueux
Le sang bout dans les veines, même la voix s’altère
Le cœur bat à se rompre, son rythme est douloureux
On a l’impression de porter des oeillères
On se voit comme l’être le plus malheureux
Un marteau fulgurant résonne sur l’enclume
Du crâne endolori où la pensée charrie
Un souffle de haine que la violence allume
Au feu renaissant d’un terrible incendie
Par Florence
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Contre vents et marées
Je veux toujours croire
A la présence d’une percée
Sur le chemin
Je maintiens
L’étendard
De l’espoir
Passionné
Par Florence
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